Approche globale des crises

Stratégie des états modernes et approche globale

 » Tout effet a une cause, tout effet intelligent a une cause intelligente, la puissance de la cause est en raison de la grandeur de l’effet. « 

De nos jours, la gestion efficace d’une crise doit reposer sur une approche globale permettant la mise en œuvre d’une stratégie nationale ou multinationale, au sein de coalitions.

Comprendre les enjeux multilatéraux ainsi que les procédures est un élément déterminant de la contribution au processus de résolution d’une crise régionale ou internationale.

Les qualités requises pour comprendre et mettre en œuvre une telle approche doivent être acquises à tous les niveaux de commandement.

Dans le contexte international actuel, les crises requièrent des solutions régionales ou internationales : l’établissement de la sécurité au sens large contre des acteurs étatiques ou non, la protection des ressources et des flux, le soutien des États faillis ou déstabilisés ne sont plus à la portée d’une seule nation.

Une stratégie d’approche globale reconnaît dès lors que les militaires, seuls, ne peuvent résoudre de telles crises ou conflits.

Un besoin existe pour plus de planification et d’actions anticipées élaborées au travers de procédures de gestion de crises qui permettent aux ressources militaires et civiles d’être mises en synergie pour atteindre les buts assignés.

Inculquer une culture

Adopter une telle approche globale pour les opérations commence par inculquer une culture de collaboration, de transparence et de réponses cohérentes parmi les acteurs impliqués dans la crise.

Ceci inclut le développement de processus et de structures qui assurent la mise en œuvre d’une réelle coordination et d’une coopération avec les acteurs non-militaires dans un soucis de complémentarité et de mutuel soutien dans le but d’atteindre un but commun, idéalement à l’intérieur d’une stratégie englobant et validée par les autorités locales légitimes.

Planifier dans un environnement multinational génère des défis pour les acteurs civils comme pour les miliaires. L’expérience montre que le plus souvent il n’y a pas d’organe de commandement ni de « super-coordinateur ».

L’approche globale émerge plutôt de la détermination de plusieurs acteurs qui jouent leurs parties dans la résolution de la crise.  Le pragmatisme est souvent de mise aussi imparfait soit-il dans une société fondée sur des règles.

Ce contexte définit, entre autres, l’engagement actuel des instruments de pouvoir d’une nation, qu’il soit politique, économique ou militaire. Mais atteindre le consensus dans une coalition est chose difficile : les différents intérêts nationaux, les différents objectifs politiques et les différentes ressources allouées obligent à déterminer une solution acceptable pour tous.

Diriger une coalition ou  être partie prenante signifie que les représentants nationaux auront à contribuer au titre de responsables dans les comités de décisions. En conséquence, ces responsables auront à comprendre et être capable d’interagir au sein de processus et procédures communément admis. Influencer les décisions dans une coalition multinationale est certainement un des objectifs stratégiques les plus importants aujourd’hui.

Cela ne peut se faire qu’à trois conditions :

  1. Être capable de développer et de mettre en œuvre une stratégie pertinente incluant tous les instruments de puissance,
  2. Être capable de véhiculer cette stratégie au travers de l’interopérabilité,
  3. Être capable de commander une coalition ou de contribuer à une coalition efficacement.

un savoir-faire national

Maîtriser les processus qui permettent de concevoir et de développer une stratégie n’est pas un problème uniquement opérationnel. C’est aussi un label culturel, la preuve d’un savoir-faire national.

Cette expertise peut être exportée grâce à la création de centre d’excellence ou d’exercices militaires régionaux qui fait rayonner la connaissance et les qualités nationales.

La nécessité de maîtriser une méthode

L’OTAN et l’Union Européenne ont développé de puissants mais complexes processus de planification qui permettent le travail collaboratif en cas de coalition. Ces processus peuvent être adaptés à des pays plus petits ou à des organisations spécifiques. La maîtrise de ces processus permet de renforcer son influence sur la scène internationale.

Le développement d’une stratégie qui inclut des actions militaires repose sur une combinaison d’art opératif et de science. Le commandant de force procure sa vision fondée sur son expérience et son intuition à laquelle il ajoute sa parfaite compréhension des processus et des besoins de son état-major.

Le personnel de l’état-major fournit grâce à l’analyse qui utilise des processus standardisés incluant des produits formatés, des solutions applicables à ces problèmes complexes de façon à soutenir la vision du commandant de force.

L’art opératif et la science permettent l’emploi intelligent de la force militaire afin d’atteindre les objectifs stratégiques et/ou opératifs au travers d’une conception opérationnelle, l’intégration et la conduite de stratégie de théâtre, de campagnes, d’opérations et de batailles.

Il s’agit ici d’un aspect essentiel de la planification des opérations. Il comprend les aptitudes, l’imagination, la créativité et l’intuition pour planifier et conduire le déploiement et l’emploi des forces et capacités interarmées et multinationales, ensemble avec d’autres moyens, dans une série d’opérations reliées entre-elles dans l’espace et le temps pour atteindre l’état final recherché.

Ces aptitudes requièrent l’appréhension d’un langage commun : la méthode par laquelle les différents concepts manipulés pour proposer des solutions opérationnelles sont analysés, séquencés et organisés pour produire un plan articulé d’où partiront des processus d’exécution et de mesure de la performance.

un langage commun

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